Lettre d amour de l Empereur pour l impératrice Joséphine.
- cavril sandrine
- 29 mars 2024
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Songeur notre Empereur ..
Paris, le 6 brumaire an IV
7h du matin
Je me réveille plein de toi. Ton portrais et le souvenir de l'énivrante soirée d'hiers n'ont point laissé de repos à mes sens. Douce et incomparable Joséphine, quelle effet bizzare faite vous sur mon coeur ! Vous fâchez-vous ? Vous vois-je triste ? Êtes-vous inquiète ? mon âme est brisé de douleur, et il n'est point de repos pour votre ami... Mais en est-il donc davantage pour moi, lorsque, me livrant au sentiment profond qui me maîtrise, je puise sur vos lèvres, sur votre coeur, une flame qui me brûle. Ah ! c'est cette nuit que je me suis bien aperçu que votre portrait n'est pas vous ! Tu pars à midi, je te verai dans 3 heures. En attendant, mio dolce amor, reçois un millier de baisé ; mais ne m'en donne pas, car il brûle mon sang.
Juin
Mon amie, je reçois ta lettre. Eugène te donnera des nouvelles de mon voyage et de l'impératrice. J'approuve fort que tu ailles aux eaux. J'espère qu'elles te feront du bien.
Je désire bien te voir. Si tu es à Malmaison à la fin du mois, je viendrai te voir. Je compte être à Saint-Cloud le 30 du mois.
Ma santé est fort bonne ; il me manque de te savoir contente et bien portante. Fais-moi connaître le nom que tu voudrais porter en route. Ne doute jamais de toute la vérité de mes sentiments pour toi ; ils dureront autant que moi ; tu serais fort injuste si tu en doutais.
Saint-Cloud, le 14 septembre
Mon amie, je reçois ta lettre du 9 septembre. J'apprends avec plaisir que tu te portes bien. L'impératrice est effectivement grosse de quatre mois ; elle se porte bien, et m'est fort attachée. Les petits princes Napoléon se portent très bien ; ils sont au pavillon d'Italie, dans le parc de Saint-Cloud.
Ma santé est assez bonne. Je désire te savoir heureuse et contente. L'on dit qu'une personne chez toi s'est cassé la jambe en allant à la glacière.
Adieu, mon amie ; ne doute pas de l'intérêt que je prends à toi, et des sentiments que je te porte.
Paris, le 22 mars 1811
Mon amie, j'ai reçu ta lettre ; je te remercie. Mon fils est gros et très bien portant. J'espère qu'il viendra à bien. Il a ma poitrine, ma bouche et mes yeux. J'espère qu'il remplira sa destinée.

Je suis toujours très content d'Eugène ; il ne m'a jamais donné aucun chagrin.




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