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Maria Walewska

  • Photo du rédacteur: cavril sandrine
    cavril sandrine
  • 29 mars 2024
  • 2 min de lecture

La « maîtresse polonaise » de Napoléon, qui était animée d’une foi mystique dans la résurrection de son pays, ne perdit pas de vue cette perspective lorsqu’elle « accepta » de céder à ses avances, et la création par Napoléon du Grand-duché de Varsovie n’est pas sans lien avec l’attachement profond qu’il lui voua. Marié à un barbon qui avait presque trois fois son âge, puis à Philippe d’Ornano, elle resta finalement assez attachée et reconnaissante à l’empereur au point d’être allé le voir à l’île d’Elbe. Marie fait partie des polonais venus accueillir l’Empereur Napoléon au relais de Blonie en 1807. Elle se faufile jusqu’à la voiture impériale, grâce à l’amabilité d’un officier sensible à son charme et déclare à Napoléon : « Soyez le bienvenu, mille fois le bienvenu sur notre terre ! Rien de ce que nous ferons ne rendra d’une manière assez énergique ni les sentiments d’admiration que nous portons à votre personne ni le plaisir que nous avons à vous voir fouler le sol de cette patrie qui vous attend pour se relever ! ».

Napoléon, séduit, demande à son arrivée qu’on la recherche. Elle est identifiée, non sans mal. L’Empereur l’invite au bal. Elle refuse, mais tout Varsovie la presse d’accepter, y compris son époux.

Napoléon lui donne rendez-vous en particulier. Bientôt, leur liaison se poursuit, même après le départ du souverain de Pologne. En 1808, ils se revoient à Paris et l’année suivante, en Autriche. En 1810, Marie donne un fils à l’Empereur et s’installe à Paris. Lors de la chute de l’Empire, elle suit même l’Empereur à l’île d’Elbe et le revoie à la Malmaison après la défaite de Waterloo.


Après la mort du comte Walewsky, Marie épouse Philippe-Antoine d’Ornano, futur maréchal de France. Elle décède en couches le 11 décembre 1817, à l’âge de 31 ans. Selon ses volontés, elle repose dans la crypte familiale de l’église de Kiernozia, en Pologne, mais son coeur est restée à Paris et se trouve dans la chapelle Ornano de la 67ème division du Père Lachaise.

 
 
 

Commentaires


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L’histoire des Bonaparte témoigne des soubresauts de l’époque, dans un contexte agité post-révolutionnaire : malgré tous ses efforts, Napoléon ne parvint pas à asseoir sa descendance sur le trône de France. Les tentatives qu’il fit pour établir une crypte impériale à Saint-Denis sont dans ce domaine tout à fait révélatrices. Ironie du sort, plus que les Bonaparte, ce sont les Beauharnais qui parvinrent, par les mariages, à s’unir à toutes les grandes dynasties du monde... Revanche posthume d’une Joséphine répudiée !

Les lieux d’inhumation des Bonaparte sont divers, et si certains lieux apparaissent comme autant de nécropoles familiales (chapelle impériale d’Ajaccio, église de Saint-Leu-La-Forêt, Invalides...), aucune ne s’imposa durablement. Posés sur les trônes européens par Napoléon, les Bonaparte du XIXe siècle suivent les aléas de l’histoire européenne dont ils furent les acteurs principaux.

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