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Vizir

  • Photo du rédacteur: cavril sandrine
    cavril sandrine
  • 29 mars 2024
  • 2 min de lecture

Né il y a 223 ans, « Vizir », le seul cheval naturalisé de Napoléon Ier, a beaucoup souffert au cours de son existence.

De son vivant, il a combattu sous la selle de l’Empereur aux batailles d’Iéna (1806) et d’Eylau (1807). À sa mort en 1826, il est vidé et sa peau, marquée du sceau de l’Empereur, cachée aux agents royalistes. Transférée en Angleterre en 1839, la peau est naturalisée, avant de revenir en France en 1868. Pendant trente ans, le cheval est stocké dans un grenier du Louvre, oublié de tous. n 1905, il entre au musée de l’Armée, où il est longtemps présenté dans des conditions défavorables. Exposée à une lumière excessive et à un taux d’hygrométrie trop faible, la peau, décolorée et repeinte, totalisait en avril 2016 43 fissures, mal restaurées dans les années 1960.

En mai 2016, le musée a organisé une opération de financement participatif (crowdfunding) destinée à collecter les fonds nécessaires à une restauration fondamentale et à la création d’une nouvelle vitrine étanche, équipée d’un système de régulation du climat. Le succès a été immédiat : plus de 270 donateurs ont contribué à plus de 26 000 euros. En juin, le musée a fait appel à deux restaurateurs spécialisés dans les matériaux organiques et la taxidermie, Yveline Huguet et Jack Thiney, afin de réaliser l’ensemble des opérations nécessaires à la conservation et à la présentation au public de Vizir de façon pérenne. Pendant plus d’un mois, ils ont multiplié les traitements et radiographies nécessaires au comblement des fissures et déchirures, au désempoussiérage, à la réhydratation et à la recoloration de la peau, afin de redonner au plus célèbre cheval de Napoléon son aspect d’autrefois.


Le musée de l’Armée tient à renouveler ses remerciements aux donateurs qui ont permis cette restauration.

 
 
 

Commentaires


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L’histoire des Bonaparte témoigne des soubresauts de l’époque, dans un contexte agité post-révolutionnaire : malgré tous ses efforts, Napoléon ne parvint pas à asseoir sa descendance sur le trône de France. Les tentatives qu’il fit pour établir une crypte impériale à Saint-Denis sont dans ce domaine tout à fait révélatrices. Ironie du sort, plus que les Bonaparte, ce sont les Beauharnais qui parvinrent, par les mariages, à s’unir à toutes les grandes dynasties du monde... Revanche posthume d’une Joséphine répudiée !

Les lieux d’inhumation des Bonaparte sont divers, et si certains lieux apparaissent comme autant de nécropoles familiales (chapelle impériale d’Ajaccio, église de Saint-Leu-La-Forêt, Invalides...), aucune ne s’imposa durablement. Posés sur les trônes européens par Napoléon, les Bonaparte du XIXe siècle suivent les aléas de l’histoire européenne dont ils furent les acteurs principaux.

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